Thierry Masci, le guerrier pacifique

C’est par une démonstration d’enfant, que Thierry Masci, né le 22 juillet 1959 à Lyon, a été touché par l’amour du karaté. Comme il était le plus petit, c’est lui qui, à la fin, terrassait le grand champion Dominique Valéra en lui mettant un pied sur le ventre. De bons débuts pour celui qui deviendra double champion du monde…
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Assidu dans le club de Jacky Gerbet, il montre son talent précoce d’abord en kata, avant de décrocher une médaille européenne junior en combat en 1976. Remarqué par l’encadrement de l’équipe de France de l’époque, les champions d’Europe toutes catégories Gilbert Gruss et Francis Didier, il intègre le groupe France pour les championnats du monde 1980 à Madrid et termine 3e, battu par l’Espagnol Gonzalez, l’homme fort du moment. L’année suivante, il est champion d’Europe à Venise et deux ans plus tard, il est à nouveau troisième des championnats du monde, battu là encore par le futur vainqueur, le Japonais Nishimura. Deux ans plus tard, à Maastricht, alors qu’il est vice champion d’Europe, Thierry Masci est disqualifié pour un nez cassé. Mais il réussit le concours de la Police Nationale, ce qui lui permettra d’intégrer le GIPN de Lyon.

 

tmasciT. Masci / ©DRQuelle empreinte ! Fin de partie ? Au contraire. Le champion se remet en question, intensifie sa préparation et, avec Jacques Tapol en frère d’armes, il travaille son corps et son esprit « à la samouraï » dans les montagnes des Pyrénées. Il est alors champion de France toutes catégories avec ses 70 kg. Puis ce sera le triomphe des championnats du monde de Sydney où il affronte et domine le Japonais Hayashi en finale. En 1988, il est à nouveau champion de France, cette fois dans sa catégorie de poids, et il va défendre victorieusement son titre mondial au Caire en 1988. Avec Emmanuel Pinda à la même époque et, dix ans plus tard Gilles Cherdieu, il est le seul karateka français masculin à y être parvenu. Rassasié de titres dans sa catégorie de poids, mais toujours affamé de défi et de recherche personnelle et martiale, il se consacrera par la suite au « ippon shobu » devenant deux fois champion d’Europe (1989 et 1990). Thierry Masci, une empreinte sur le karaté français.

E. Charlot / K.Editions

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